Le russe

Le russe est une langue partagée par de nombreux locuteurs à travers le monde, en grande majorité bien sûr dans la Fédération de Russie et dans les anciens satellites de l’Union Soviétique. C’est aussi une des six langues officielles reconnues par les Nations Unies (avec l’anglais, le français, l’espagnol, le chinois et l’arabe).

Un alphabet issu du grec

Le russe utilise un alphabet particulier, dit "cyrillique".

Le russe utilise un alphabet particulier, dit "cyrillique".

A l’écrit, le russe utilise un alphabet particulier, dit “cyrillique“. Cet alphabet a été mis en place au IXè siècle par Constantin Cyrille, ou Saint Cyrille, l’apôtre des Slaves. Il voulait ainsi codifier une langue parlée et unifier ses différents dialectes à travers un même alphabet.

Largement inspiré de l’alphabet grec, le cyrillique comporte néanmoins des lettres nouvelles pour des phonèmes qui n’existent pas dans la langue de Socrate. Ainsi, l’exemple le plus visible en est le B (équivalent du bêta grec). Il se prononce, comme en grec moderne, Vé. Du coup, la lettre Б a dû être créée pour le son Bé. Le 24 mai est la Saint Cyrille mais c’est aussi la fête de l’alphabet russe où écriture et culture sont mis à l’honneur.

La réforme de l’orthographe russe

En 1917, peu de temps avant la Révolution russe, une grande réforme de l’orthographe est décidée. Elle sera mise en place par les Bolchéviks en 1918. Concrètement, 4 lettres sont supprimées de l’alphabet, soit parce qu’elles faisaient doublon, soit parce qu’elles étaient déjà plus ou moins tombées en désuétude. L’alphabet russe comporte donc désormais 33 lettres.

Autre partie de la réforme du russe, le signe dur ъ n’a plus besoin d’être écrit en fin de mot. De fait, l’absence du signe mou ь suffit à comprendre que la consonne de fin n’est pas “mouillée” (palatalisée). Un détail qui allège grandement l’orthographe de l’époque.

Il s’agissait donc de simplifier la langue écrite, et aussi afin d’améliorer le taux d’alphabétisation.

Le système des cas

Mais si le russe est réputé être une langue difficile, c’est surtout pour sa grammaire. En effet, le russe est une langue dite “flexionnelle“. Les mots se déclinent suivant leur fonction dans la phrase (comme en latin, grec ou allemand). Le russe comporte 6 cas.

En résumé, on parle du nominatif pour la fonction sujet, de l’accusatif pour le COD, du génitif pour le complément de nom, du datif pour le COI et de l’instrumental, appelé aussi locatif, pour le complément circonstanciel de moyen ou de lieu.

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